Notre principal souhait est de pérenniser l’exercice libéral du commissariat aux comptes sous toutes ses formes.
Nous avons évoqué la nécessité d’actions ciblées. Ces actions peuvent être dirigées dans deux directions :
- Vers la profession elle-même qui doit rester attractive et ne pas voir ses effectifs fondre.
- Vers son environnement économique, à savoir ses clients actuels ou potentiels mais aussi leurs parties prenantes pour lesquelles l’opinion du commissaire aux comptes, par la confiance qu’elle inspire, permet de sécuriser les décisions d’ordre économique ou juridique.
Pour ce qui est de nos actions vis à vis de notre profession, celles-ci doivent autant être organisées pour les commissaires aux comptes inscrits, que pour ceux qui aspirent à le devenir, étudiants ou stagiaires.
La confraternité suppose des échanges, des actions communes et des moments de convivialité partagés. Les universités d’été, pour lesquelles nous constatons une fréquentation en baisse depuis plusieurs années, sont un moment fort de cette confraternité et de ces échanges. Mais elles ne sont pas suffisantes pour tisser un lien qui permette de répondre aux préoccupations concrètes de notre profession :
- La nécessité pour les consœurs et confrères (souvent contraints par des emplois du temps chargés ) d’être informés rapidement des évolutions (normatives, déontologiques, nouveaux outils..) qui concernent notre profession.
- La nécessité de connaitre les opportunités pouvant s’offrir à eux : à titre d’exemple, l’EFRAG travaille actuellement sur un projet de norme volontaire de reporting en matière de développement durable pour les PME non cotées dont la profession comptable au sens large doit s’emparer.
- La nécessité pour ces mêmes confrères de remplir leurs obligations en matière de formation. Dans son rapport 2023, le H3C devenu la H2A souligne que 35% des commissaires aux comptes ne remplissent pas, au moins partiellement, cette obligation et sont à ce titre susceptibles d’être sanctionnés.
- La nécessité pour les nouveaux inscrits sans mandats de donner un sens à cette inscription.
- La nécessité, pour les experts-comptables stagiaires dont le maitre de stage est uniquement expert-comptable, d’effectuer 200 heures d’audit chez un co-maître de stage commissaire aux comptes.
Face à ces nécessités, notre équipe envisage :
- De mettre en place une « newsletter » professionnelle selon une périodicité à définir.
- D’enrichir le site internet de notre CRCC (très peu consulté) par l’ajout de rubriques techniques.
- De poursuivre une politique volontariste en matière de formation.
- De faciliter la mise en relation entre :
- Les stagiaires en expertise-comptable et des potentiels co-maîtres de stage en commissariat aux comptes,
- Les commissaires aux comptes nouvellement inscrits souhaitant réaliser des travaux d’audit et des cabinets ou confrères, parfois temporairement surchargés ou ayant des difficultés à recruter, recherchant des collaborateurs externes.
Cette mise en relation pourrait se réaliser par l’intermédiaire d’une plateforme d’échanges.
- Et surtout, de redonner vie aux conférences » 5 à 7″ qui permettent aux consœurs et confrères, tout à la fois de remplir une partie de leur obligation de formation, mais aussi de se rencontrer et d’échanger en toute convivialité.
C’est par des propositions concrètes que nous voulons vous servir et œuvrer pour notre profession.

